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Etude, promotion et sauvegarde du patrimoine de la province de Soule en Pays Basque, de la préhistoire à nos jours

Archives du tag “Pays basque”

Aussurucq, son château et la famille de Ruthie

Aussurucq vue généraleCette année, pendant les journées du Patrimoine, notre association était présente à Aussurucq. L’occasion pour beaucoup d’entre nous de découvrir ce village. A la fin du XIVe siècle, quand a été rédigé le Censier gothique, c’était un des plus peuplés de Soule. Et beaucoup de ces maisons étaient sous la dépendance de la maison noble de Ruthie ou Urruti. Aujourd’hui encore le village semble serré autour de cette grande demeure aux allures de forteresse. C’est une disposition rare au Pays basque nord.  Les seigneurs de Ruthie avaient acquis fortune et puissance en servant fidèlement les rois de France tout long des XVe et XVIe siècle. C’est cette histoire qu’a racontée Joël Larroque, en nous faisant parcourir les abords de l’édifice et ses différentes pièces.

Lire l’article de Joël Larroque : Le Château de Ruthie à Aussurucq et ses seigneurs.

Voici le commentaire de Joan Peiroton sur l’origine du nom Ruthie.

50 ans d’archéologie en Soule, hommage à Pierre Boucher (1909-1997)

couverture 50 ans d'archéologie
Ikerzaleak publie « 50 ans d’archéologie en Soule » avec le concours de différents partenaires : la Communauté de Communes de Soule, la Commission Syndicale de Soule et la Mairie de Mauléon-Licharre, Leader Montagne Basque, Feader, le Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques et le Conseil Régional d’Aquitaine.
Les premières grandes découvertes archéologiques de la Soule – Xiberoa ont été réalisées par Pierre Boucher (1909-1997) qui est devenu un ardent militant pour la protection et la conservation de cet aspect du patrimoine local.
Nous avons regroupé dans cet ouvrage les résultats des principales fouilles archéologiques menées de 1950 à 2000 et nous présentons un premier référentiel  chrono-stratigraphique pour la Préhistoire et la Protohistoire de cette vallée pyrénéenne.
Une série de datations confirme et précise l’ancienneté de certains faits archéologiques dont l’intérêt scientifique est important.
Ce travail apporte un éclairage nouveau en ce qui concerne :
– L’occupation successive des grottes par les Néandertaliens et les Hommes Anatomiquement Modernes,
– L’ancienneté des premiers tumulus, dolmens, cistes et tumulus-cromlechs,
– L’aménagement et la réutilisation des camps et les nouveaux indices relatifs aux premiers siècles de notre ère.
Cet ouvrage a été réalisé avec la collaboration de plusieurs chercheurs : Ph. Allard, J.-P. Besson, J. Blot, J.-R. Bourhis, J. Casenave, D. Etchebarne, P.-P. Dalgalarrondo, M.-Chr. Delmasure-Bernes, M. Livache, J.A. Mujika Alustiza, R. Névéol, X. Peyran, Y. Raulin, A. Sáenz de Buruaga, D. Sarramagnan-Bettoli, M. Saule, R. Sentucq, A. Socarros, A. Tarriño, J.-L. Tobie, Cl. Urrutibéhéty et le Dr M. Valton.
Il est destiné au spécialiste, mais il intéressera aussi le lecteur grand public, par les pages de présentation et de conclusion, la qualité des dessins, des chronologies, des photos.

Lire un extrait : Historique des recherches archéologiques en Soule et débats ouverts par Dominique Ebrard et Jean-Luc Tobie

50 ans d’archéologie en Soule, hommage à Pierre Boucher, éditions ikerzaleak. 297p. 25 euros. Disponible dans les librairies de Mauléon, à la librairie Elkar de Bayonne, au centre culturel leclerc à Oloron. Vous pouvez commander cet ouvrage en ligne. Ce lien vous redirigera vers note page d’achat sur le site Helloasso

Vous pouvez aussi commander le livre

La nouvelle exposition d’Ikerzaleak : terre de Soule

Vallée verdoyante parsemée dMontory hier aujourd'huie petits villages, c’est ainsi qu’appa- raît la Soule. Par ses paysages elle est à la fois basque et pyrénéenne. Cet environnement qui nous paraît si bien préservé et si harmonieux est le résultat du travail patient et obstiné des hommes depuis des milliers d’années. Ceux-ci ont transformé leur milieu pour assurer leur subsistance tout en apprenant à le ménager.
Les paysages paraissent immu- ables. En réalité, ils continuent à se transformer lentement sous nos yeux. Cette exposition veut nous les faire mieux comprendre et apprécier. Elle veut nous rendre vigilants sur leur avenir.                       Montory au milieu du XXe siècle et aujourd’hui

Après Tardets et Mauléon, l’exposition est présentée à Montory dans la première quinzaine d’août. Voir un extrait de l’exposition

Voir l’article de Robert Espelette : éléments de la vie d’un village : Montory à travers les siècles

Les Juifs en Soule pendant l’occupation

etoile-jauneLa Soule malgré son éloignement a subi les contrecoups de la Seconde guerre mondiale. Le destin des prisonniers de guerre, l’action des passeurs, le développement de la Résistance commencent à être bien connus dans notre petite vallée. En revanche on ne sait pas grand chose sur les effets des persécutions dont ont été victimes les juifs. On pourrait croire qu’il n’y en a pas eu en Soule. En réalité, ils ont été plusieurs centaines, probablement même plusieurs milliers à y être passés pour fuir les arrestations et la déportation.

Voir l’article de Robert Elissondo

La Soule des « Elge » dans la moyenne vallée du gave Uhaitza

On associe habituellement le Pays basque à un paysage verdoyant de collines, de montagnes et de fermes dispersées. Or une partie de la Soule ne correspond pas à cette image. Entre Mauléon et Tardets, sur les territoires des communes de  Gotein-Libarrenx, Menditte, Idaux Mendy, Sauguis, la vallée du gave s’élargit jusqu’à former une petite « plaine ». Ce paysage est typiquement un « openfield » semblable à ceux que les géographes décrivent dans le bassin parisien ou en Alsace. Il supposait autrefois des pratiques villageoises et agricoles bien différentes des terres d’habitat dispersé ou de montagne.

C’est un des grands mérites du dernier livre de Philippe Etchegoyhen de révéler cet aspect de la culture rurale en Soule qui n’avait été que très peu étudié jusque là. Son livre Mémoires souletines paru aux éditions elkar en 2011 mêle des souvenirs personnels à des réflexions générales sur cette petite partie de la vallée ou il a passé son enfance, et où il vit aujourd’hui une retraite active.

L’extrait que nous proposons ici avec l’aimable autorisation de l’auteur explique le système des Elge : parties du terroir ouvertes et labourées et protégées par des enclos collectifs. Il entre dans le thème sur lequel notre association est en train de travailler-les paysages souletins-en vue d’une prochaine exposition.

Voir l’extrait du livre

A paraître prochainement le tome 2 de Mémoires souletines consacré à la vie pastorale.

Que savons-nous de Benat Mardo ?

Hélas ! la poésie de cet improvisateur extraordinaire a été malheureusement perdue, ce qui désole Chaho, exagérant en déclarant que « 20 volumes ne contiendraient pas ses œuvres s’il avait eu un sténographe avec lui dans les séances poétiques qu’il donnait en toute occasion » (selon son livre Biarritz, 1855, chapitre Les Bardes p.155), toutes ces oeuvres étant perdues parce que non publiées et seulement confiées à la mémoire de ses auditeurs (selon( Chants Populaires du Pays Basque , Sallaberry, 1870) Sallaberry, dans son livre Chants populaires du Pays Basque, 1870, p.409).

Mais ce n’est qu’en cet été 2012 que Joël Larroque trouve plus de renseignements sur la situation familiale et professionnelle de Beñat MARDO grâce à la mise en ligne internet des registres paroissiaux par les Archives Départementales des Pyrénées Atlantiques.

Voir son article

1512-2012 commémoration de la fin de l’indépendance et de la division de la Navarre

Affiche spectacle Amaiur

Affiche du spectacle créé par Pier-Pol Berzaits donné à Amaiur en Navarre le 21 juillet et devant le château fort de Mauléon les 10 et 11 août 2012

En 2012, nous commémorons un événement survenu il y a 500 ans : le début de l’invasion de la Navarre par les troupes du roi Ferdinand d’Aragon «Espagne» en juillet 1512, avec prise de la capitale Irunea-Pampelune le 24 juillet et l’exil du roi et de sa famille d’Albret-Foix-Béarn vers le nord (ce que l’on appelle désormais Basse-Navarre en France). Il faut se rappeler que cette invasion entraînera la disparition du seul royaume basque existant depuis 700 ans avec cette annexion (forcée même si les partisans de ce fait parleront plutôt d’union nécessaire), l’annexion définitive de la Navarre à l’Espagne (et à la France quelques 100 ans après, en 1620 sous le roi Louis XIII). L’Espagne, plus que la France, fut confrontée à la résistance de Navarrais mais aussi de leurs voisins basques, comme le montre l’exemple de deux chevaliers navarrais d’origine souletine, Don Carlos de Mauléon et Victor de Mauléon, combattant d’Amaiur et descendant à la 6ème génération de notre dernier vicomte souletin, Auger III de Mauléon en 1261-1307 que la pastorale Xiberoko Jauna de 2007 nous a rappelé avant les spectacles Herria de 2007 et 2008.

Mais pourquoi avoir besoin de rappeler ces évènements d’il y a 500 ans ? D’abord parce qu’un peuple qui oublie sa propre histoire comme sa propre langue est menacé de disparaitre dans ce grand mouvement qu’est l’uniformisation culturelle qu’imposent les Etats puissants aux autres.

Voir le parcours de l’histoire du royaume de Navarre par Joël Larroque à la conférence du 10 juil. 2012 à Mauléon

Voir la chronologie des événements de 1512-1522 par Anton Curutcharry

Chants populaires du Pays basque

Notre appel à ne pas laisser se perdre les archives privées commence à être entendu, et parfois loin de notre territoire. Mr Jean Pierre Loge, dont la famille est originaire de Barcus, mais qui habite en Normandie a fait don à notre association d’un exemplaire de Chants populaires du Pays basque de Jean Dominique Julien Sallaberry (1837-1903). Il s’agit d’un exemplaire de la première édition de 1870, signé de l’auteur.

Voir la présentation de l’ouvrage par Robert Elissondo

 

Version basque

Le décor sculpté de l’église de Ste-Engrâce

Eglise de Ste-EngrâceLa Soule fait exception dans le Pays basque nord pour la richesse de son patrimoine roman. En effet on compte dans les limites historiques de la province une douzaine d’églises en partie ou totalement romanes. Celle de Sainte-Engrâce est remarquable à plusieurs titres. Le visiteur est d’abord frappé par la majesté du site, l’étonnante harmonie entre les formes robustes de l’édifice, et les montagnes, les canyons, les longs versants boisés qui l’entourent et lui servent d’écrin. Ste Engrâce est remarquable également pour son histoire qui s’étend sur plus de mille ans. Mille ans de vie paisible marqués par le rythme des saisons et les déplacements des troupeaux. Mille ans aussi de prospérités et de décadences, de procès, de violences et d’invasions diverses. Sainte Engrâce c’est enfin son église avec un magnifique décor sculpté.

Voir l’article de Robert Elissondo

Bohémiens au Pays basque

Depuis plusieurs années Nicole Lougarot étudie l’histoire des Bohémiens en Pays-Basque. C’est une dimension de notre passé encore aujourd’hui largement occultée car pendant des siècles cette minorité a été victime de mépris et de persécutions. Pourtant cette population s’est peu à peu intégrée et elle a apporté beaucoup à la culture basque, particulièrement en Soule.
Nicole lougarot a présenté une première synthèse de ces recherches dans un petit livre  très documenté, Bohémiens paru aux éditions Gatuzain en 2009. Elle poursuit toujours son travail.
Voici la conclusion d’un article à paraître sur Les Bohémiens en Basse Navarre et en Soule d’après les actes d’état-civil et les documents administratifs.

« Il existait en Basse-Navarre et en Soule une communauté de Bohémiens tsiganes. Il ne s’agissait pas juste d’un groupe de Basques qui vivaient « comme des Bohémiens ». Leur mode de vie ressemblait en de nombreux points à celui d’autres groupes tsiganes d’Europe. Ils exerçaient les professions de tondeurs de mulets ou vanniers. Les femmes étaient mendiantes et vêtues de plusieurs jupons et jupes sous leur robe, même en été. Plusieurs groupes, installés dans des villages différents, vivaient en lien étroit sur la Basse –Navarre, la Navarre espagnole et la Soule et, bien qu’ils se soient parfois mêlés à la population basque par des mariages, l’endogamie (c’est-à-dire le mariage entre pairs), était plus importante.
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Nicole lougarot

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