
Le port de La Havane, d’après Alexandre de Humbolt, 1820
On s’imagine la vallée de la Soule peuplée de bergers, isolés dans leurs montagnes. Il s’agit là d’un préjugé démenti par de très nombreux documents que nos recherches découvrent peu à peu. Avant même la grande vague d’émigration vers l’Amérique du sud, puis du nord à partir des années 1840, dès le XVIIIe siècle, des Souletins ont vécu et travaillé à Cadix. Ils se sont établis dans les Antilles où ils ont exercé les activités d’artisans, de négociants, de planteurs. Ils ont participé à l’économie coloniale transatlantique, un des systèmes de production et d’échange les plus lucratifs de l’histoire. Cette économie reposait sur la capture, la déportation et le travail forcé de millions d’Africains. Une équipe d’Ikerzaleak travaille actuellement sur un groupe de Souletins d’Ordiarp, Musculdy, Gotein, Aroue, marchands, planteurs dans l’île de Saint-Domingue et donc eux aussi complices de ce système criminel.
Nous proposons à nos lecteurs un article de Pierre Force, professeur à l’université Columbia de New York consacré à Clément Carricaburu, modeste cadet de Barcus, devenu immensément riche grâce au commerce, principalement celui des êtres humains
Lire l’article de Pierre Force.