IKERZALEAK

Etude, promotion et sauvegarde du patrimoine de la province de Soule en Pays Basque, de la préhistoire à nos jours

Archives de la catégorie “2e guerre mondiale”

Cahier d’Ikerzaleak N° 5 : L’Hôpital-Saint-Blaise, Chéraute, été 1944

Le 27 juin 1944, le petit village de l’Hôpital-Saint-Blaise, entre Béarn et Soule, était victime d’une opération allemande contre le maquis. Cet événement, minuscule à l’échelle de la Seconde Guerre Mondiale, a marqué ceux qui l’ont vécu pour le restant de leur vie et créé des traumatismes durables.

Dans ce cahier N°5, nous avons réuni un récit composé en 2004 à partir de témoignages , ainsi qu’un certain nombre de documents d’époque ou produits peu après. Certains sont inédits. Ils nous montrent la diversité des acteurs de ce drame et de leurs points de vue.

Cet ouvrage, écrit par Jean-François Aguerre et Robert Elissondo est disponible sur notre boutique en ligne.

6 juin 1944, un Basque débarque en Normandie

Le 6 juin 1944 les troupes alliés débarquaient en Normandie ; parmi les milliers d’hommes à fouler le sol de la France, un Souletin, Joseph Hourçourigaray. Pourquoi un Français de 19 ans s’est-il engagé pour faire la guerre ? Comment s’est-il retrouvé parmi les troupes britanniques qui ont débarqué en Normandie ?

Lire l’article de Marie Jo Mujica

Comment je me suis évadé d’Allemagne – Alemaniatik ihesaldi nola egin dütan

couverture livre CocostéguyComment basque

En juillet 1942, trois prisonniers de guerre français, trois camarades, décident de s’évader du camp où ils étaient retenus pour retrouver leurs familles et leur liberté. Quelques semaines après leur retour, l’un d’eux Pierre Cocostéguy, agriculteur dans un petit village du Pays basque, écrit le récit de l’aventure. Ce texte que nous publions dans ce livre, est remarquable à plus d’un titre. Écrit par un homme du peuple qui n’a fréquenté l’école que quelques années, il n’en est pas moins passionnant à lire. On suit pas à pas les fugitifs, sous la pluie, cachés dans les buissons, partagés entre la peur et l’espoir, jusqu’au bonheur extraordinaire de la liberté retrouvée.
Pierre Cocostéguy a écrit ce texte, conscient sans doute qu’il avait réalisé avec ses camarades un véritable exploit qui méritait d’être mis par écrit. Il a voulu également rendre hommage à ceux qui l’avaient aidé dans cette aventure : ses deux camarades, ainsi que plusieurs habitants de l’Alsace-Lorraine occupée par les nazis qui les ont hébergés, cachés et aidés à franchir les diverses frontières jusqu’à la zone non occupée et cela au péril de leur vie.
Ce livre est enfin une émouvante d’humanité. Avec des mots simples, il exprime l’aspiration de tous les humains à la liberté, à la dignité. Il montre le courage et la solidarité des humbles, ceux qui l’histoire oublie souvent. 70 ans après la Seconde Guerre mondiale, dans une Europe unifiée, cette leçon conserve toute sa force.

En Basque ou en Français. En vente dans les librairies et marchands de journaux de Mauléon-licharre et Tardets. Prix 12 euros.

Lire un extrait du récit de Pierre Cocostéguy

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Le héros, la victime, les salauds

L’assassinat de Jean-Pierre Murcuillat à Barcus, 23 juin 1943

Hommage Murcuillat Barcus

23 juin 2023, 80 ans après son assassinat, hommage à Jean-Pierre Murcuillat. Photo Dominique Piollet

C’était il y a quatre vingt ans : un jeune homme de 18 ans était assassiné dans la cour de la maison de ses parents vers 2 heures du matin par des Français pro-nazis. Vendredi 23 juin dernier une émouvante rencontre avait lieu à Barcus, avec plusieurs des enfants Michel et Jeanne Marie Olazabal, des passionnés d’histoire, des représentants du village de Barcus et des journalistes de la presse locale.

Robert Elissondo raconte cette journée d’enquête et de commémoration et propose quelques réflexions sur « l’affaire Murcuillat » et ses conséquences jusqu’à aujourd’hui. Lire l’article.

La Soule, frontière de guerre (1936-1950) Pedro Marco Marco (1909-1999)

Pedro MarcoNous connaissons l’histoire des passeurs qui ont aidé des milliers de personnes à fuir l’Europe occupée par les nazis. En réalité dès 1936 et le début du soulèvement des généraux putschistes contre la république espagnole, la frontière entre les deux états est surveillée et traversée illégalement. On peut distinguer trois périodes :

– Guerre civile en Espagne (1936-1939) : fuite des partisans de la république vers le nord.

-Défaite de la France et occupation nazie (1940-1944) : évasions vers le sud d’aviateurs anglais, de Juifs, de combattants de la France Libre

-Libération et début de la IVe république (1944-1950) : passages de guérilleros du nord vers le sud pour organiser des maquis dans l’Espagne franquiste et restaurer la république .

Cet épisode est le moins connu. La Haute Soule, les vallées de Barétous et d’Aspe ont servi de zone de passages pour des centaines d’hommes qui ont combattu dans des maquis à la limite de l’Aragon et de la Navarre et aussi le maquis du Levant, le plus grand de tous en Espagne.

L’histoire des maquis républicains a été méticuleusement étudiée par Luis Pérez de Berasaluce. Des décennies de recherche lui ont permis de réunir une documentation considérable (archives du parti communiste espagnol, archives de la garde civile, des tribunaux etc) et d’enregistrer des dizaines de témoignages. Tout ce travail à abouti à la publication du livre Cuando los maquis en 2018.

L’ouvrage est disponible en version numérique en suivant ce lien

La vie de Pedro Marco Marco (1909-1999) est un résumé de toutes ces histoires : militant communiste, combattant républicain, résistant en France contre le nazisme, maquisard anti-franquiste.

Voici un résumé de la vie de ce mauléonais méconnu

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