IKERZALEAK

Etude, promotion et sauvegarde du patrimoine de la province de Soule en Pays Basque, de la préhistoire à nos jours

Agosti Xaho

Né à Tardets en 1811, Agosti Xaho n’a pas eu la notoriété qu’il aurait sans doute méritée. Il est vrai qu’il se démarque des autres personnalités remarquables de l’histoire basque par ses opinions révolutionnaires et anticléricales. A la fois poète, journaliste, homme politique, Xaho est partisan de l’indépendance et de l’unité des Basques un demi siècle avant la naissance officielle du nationalisme basque.
Voir l’article de Robert Espelette

Cinq générations de meuniers et de propriétaires de moulins

Les Etchegoyhen sont d’abord meuniers au service du marquis de Charritte. A la fin du XIXe siècle, ils deviennent gérants du moulin de Montréal à Mauléon, avant d’en devenir propriétaires. Voici la chronique de cinq générations d’hommes et de femmes qui ont vécu au bruit des chutes d’eau et des meules, racontée par Michèle Etchegoyhen.
Voir l’article

Moulin de Montréal à Mauléon

Autrefois l’école en Soule

Depuis plus de cent ans, l’ensemble des enfants souletins fré­quente l’école. Comment cela se passait-il aupara­vant ? En deux siècles, l’enseignement a subi de nombreuses mutations dues à l’évolution de la société.
Une riche documentation a été recueillie par les membres de l’association Ikerzaleak lors de la préparation de l’exposition « Il était une fois l’école en Soule » réalisée en avril 2010.
Cet ouvrage rassemble une étude sur l’enseignement primaire en 1833 au Pays Basque et des documents oubliés ou peu connus, en basque et en français. Enfin, à la lecture des témoi­gnages d’anciens élèves ou d’instituteurs, certains pourront re­trouver leurs souvenirs d’écoliers et, d’autres, découvrir un monde disparu. 156 p. prix 15 euros.

Vous pouvez commander cet ouvrage en ligne. Ce lien vous redirigera vers note page d’achat sur le site Helloasso

Voici le sommaire

Le mot du Président
de l’association

L’enseignement
primaire dans le Pays Basque d’après l’enquête de 1833 – Pierre
Hourmat

Quelques fables de La
Fontaine traduites en basque et grammaire basque-française –
Jean-Baptiste Archu – 1848

Rapports d’inspection
générale sur l’Académie de Bordeaux – Félix Pécaut – 1880

Extraits de la lettre
aux instituteurs – Jules Ferry – 1883

Armanak askarra edo
Ziberouko Egunaria – 1896

Fables inspirées de
La Fontaine – Fabien Hastoy – 1920-1930

Dessins de Maddy Cornu-Althabégoithy. Ecole d’Alos Sibas en 1937-1938

Ecoles de quartier ou
écoles de hameau : liste et témoignages

Un instituteur :
monsieur Darrière

Une institutrice :
mademoiselle Malégarie

Joyaux romans de Haute Soule

La Haute Soule a conservé huit églises romanes. Elles sont distantes parfois de quelques centaines de mètres les unes des autres. Une telle densité est plutôt rare. Elle correspond à la structure de l’habitat : dans les fonds de vallée un semis de villages très rapprochés et parfois minuscules. Cette disposition se retrouve en Navarre et dans plusieurs vallées des Pyrénées : vallée d’Aure, ou en val d’Aran. Les petites chapelles romanes sont là bas aussi nombreuses.

La chapelle romane d’Alçabéhéty

En Haute Soule, à côté d’églises relativement grandes telles Sainte-Engrâce ou Haux, il existe des monuments plus modestes qui frappent le visiteur par l’unité de leur style, leur sobriété, leur intégration dans le paysage. Certains ont traversé les siècles presque intacts, d’autres ont été plus ou moins remaniés. Ils sont le témoignage du dynamisme de notre vallée au XIIe siècle et de son ouverture aux échanges humains et culturels. Une douzaine de membres de notre association ont visité ces petits villages avec leurs églises, le 3 juillet dernier. Ils croyaient les connaître, ils sont allés de surprises en découvertes. Voir l’article de Robert Espelette. Photos Allande Dascon

Robert Elissondo

Souvenirs de l’école de Sibas

J’ai appris à lire et à écrire dans la petite
école située à mi-chemin entre Alos et Sibas. Les Alostars
montaient la côte, les Sibastars la descendaient pour se retrouver,
garçons et filles, grands et petits, dans la même salle de classe.

Les souvenirs ne vieillissent pas.
L’odeur du tablier tout neuf, celle de la salle de classe, bois et
poussière, l’encre et l’eau de Javel. Les bruits proches ou
lointains qui nous arrivaient au printemps par la fenêtre ouverte,
et dans la classe la mélopée de la table de multiplication récitée
en choeur et le crissement de la craie sur le tableau.

Il y avait dans la cour un grand
tilleul aux branches accueillantes. Au printemps, c’était le lieu
de nos ébats. A la récréation nous grimpions sur l’arbre. Chacun
y retrouvait son coin. Nous y avions établi nos maisons, nos
propriétés. A califourchon sur les branches, nous y retrouvions nos
rêves.

Quant à moi j’ai gardé dans ma
mémoire des images. C’est mon moyen de communication ; elles
peuvent parler sans parole.

Maddy Cornu

Maddy Cornu a participé à notre dernière exposition « autrefois l’école » en réalisant une quinzaine de dessins et de gouaches. Elle y représente ses souvenirs d’enfance à l’école communale de Sibas.

Ne nous trompons pas de Mauléon

Il existe quatre Mauléon en France. Quand on trouve ce nom dans un document ancien il faut prendre garde à ne pas se tromper de ville. Il ne s’agit pas nécessairement de Mauléon en Soule. Cet article de Joël Larroque explique l’origine des différents « Mauléon » et revient sur une erreur historiographique.
Voir l’article de Joël Larroque

René Elissabide (1889-1967) inventeur et entrepreneur

Voici la biographie d’une figure marquante du patronat mauléonnais, un symbole de l’époque de l’industrie de l’espadrille. Entrepreneur aux idées novatrices, il a atteint une notoriété nationale, mais il a connu aussi la faillite. Mondain, aimant la publicité, exigeant avec ses ouvriers mais les payant mieux que les autres patrons, René Elissabide a eu incontestablement une vie très active.
Voir l’article de Robert Espelette.

Assemblée générale du 26 mars 2010

Dans son rapport moral, Michèle Etchegoyhen a évoqué le travail fait pour l’exposition « il était une fois l’école en Soule ». Dominique Ebrard a présenté son travail sur la collection préhistorique Boucher et le livre qui devrait permettre de la faire connaître au public. La parution est prévue pour 2011. Elle sera financé par la Communauté des Communes de Soule dont le président était présent ce soir là parmi nous. On a parlé du château fort, d’un film sur les « hirondelles », de projets relatifs à l’émigration basque à l’histoire du paysage souletin. Les idées ne manquent pas.


L’association a aussi renouvelé son bureau. Michèle Etchegoyhen a exprimé son souhait de quitter la fonction de présidente après 10 ans de bons et loyaux services. Robert Elissondo a été élu pour prendre sa suite. Tous deux ont dit leur plaisir de travailler dans une association si dynamique où les initiatives « fusent ».

Michèle avait su encourager et coordonner les bonnes volontés. Elle était aussi la première à donner l’exemple, en proposant ses idées, en travaillant au service de tous. Nous comptons toujours sur elle. Le nouveau président s’efforcera de suivre cet exemple. Joël Larroque, René Sentucq toujours fidèles à leurs postes seront là pour l’assister.

 

Assemblée générale et inauguration de notre dernière exposition

Pour tous ceux qui s’intéressent au patrimoine de la Soule, deux évènements à ne pas manquer :

Assemblée générale d’Ikerzaleak

Rapport moral et financier, présentation de nos projets et renouvellement du bureau.
Vendredi 26 mars 2010 à 18 heures au centre multi-services, salle Irati à Mauléon

 

Inauguration de l’exposition « Il était une fois l’école en Soule »

Vendredi 2 avril 2010 à 19 heures à la maison du Patrimoine à Mauléon.

Un haut-souletin compagnon de la libération

Pierre Araïnty (1907 1982) natif de Licq-Athérey, sous officier au Liban, s’engage dans la France Libre dès juin 1940. Il combat en Afrique de l’est et du nord et après la Seconde guerre mondiale participe aux guerres coloniales menées par la France. Revenu au pays natal pour sa retraite, il se consacre à l’élevage des brebis à Montory, puis se retire à Mauléon.
Voir sa biographie par Robert Espelette

Robert Espelette

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