IKERZALEAK

Etude, promotion et sauvegarde du patrimoine de la province de Soule en Pays Basque, de la préhistoire à nos jours

Patrimoine caché

Les journées du Patrimoine en Soule, les 14, 15 et 16 septembre 2012

Des visites et des conférences

Vendredi 14 septembre en  l’église de  TROISVILLES à 20 h 30, conférence d’ Appien Lahore, membre d’Ikerzaleak et de Mendiz Mendi : les musiques populaires basques, sources méconnues.
Samedi 15 septembre à MAULEON, 17 h, visite guidée avec animation : si Mauléon m’était contée : la Haute-Ville. Avec la participation des amis du Château, des associations Zamalzain et SAM pelote. Cette visite est suivi d’un concert de la fanfare « la Mauléonaise » et d’un apéritif offert à tous par la municipalité de Mauléon
Dimanche 16 septembre à la Mairie de GOTEIN-LIBARRENX à 16 h conférence de l’archéologue Dominique Ebrard d’Ikerzaleak :  les secrets  révélés de la Préhistoire en Soule. Présentation de l’ouvrage consacré à la collection préhistorique Boucher.

Les monuments souletins à visiter  les samedi 15 et dimanche 16 septembre

A MAULEON : Eglises St-Jean Baptiste (du XIXème siècle) à la Basse-Ville et Notre-Dame (du XIVème siècle) à la Haute-Ville (visites libres)
Maison du Patrimoine à Mauléon : Exposition d’Ikerzaleak sur l’histoire du Livre.Visite accompagnée par Denis Cassard et Appien Lahore les samedi et dimanche de 10 h à 18 h
Château de Maytie d’Andurain du XVIème siècle, quelques ouvrages cachés d’une bibliothèque très ancienne : visites guidées le samedi à 11 h, 15 h, 16 h 15 et 17 h 30 et le dimanche après-midi à 15 h, 16 h 15 et 17 h 30 (2 euros 50 centimes, gratuit pour les moins de 18 ans)

A l’Hôpital St-Blaise : Eglise avec le son et lumières et l’ouverture exceptionnelle des couloirs et passages dans les épaisseurs des murs, de 10 h à 19 h les samedi et dimanche (4 euros adultes et 2 euros enfants). Moulin du XVIIème XIXème siècles : exposition Pierres de Soule.
Eglise de Gotein au clocher trinitaire, avec exposition sur les Chemins de St-Jacques en Soule, et entrée du château d’Arbide, église de Libarrenx, de 14 h à 18 h les samedi et dimanche (gratuit)
Château d’Elizabea à Troisvilles du XVIIème siècle avec accès aux sous-sols cachés : visites guidées le samedi à 10 h 30, 14 h 30, 16 h et 17 h 30 et le dimanche après-midi à 14 h 30, 16 h et 17 h 30 (5 euros, gratuit pour les moins de 18 ans)

ET DANS LE RESTE DE LA SOULE :églises de Ste-Engrâce et Larrau, Tardets, Ordiarp et Montory en visite libre…:

1512-2012 commémoration de la fin de l’indépendance et de la division de la Navarre

Affiche spectacle Amaiur

Affiche du spectacle créé par Pier-Pol Berzaits donné à Amaiur en Navarre le 21 juillet et devant le château fort de Mauléon les 10 et 11 août 2012

En 2012, nous commémorons un événement survenu il y a 500 ans : le début de l’invasion de la Navarre par les troupes du roi Ferdinand d’Aragon «Espagne» en juillet 1512, avec prise de la capitale Irunea-Pampelune le 24 juillet et l’exil du roi et de sa famille d’Albret-Foix-Béarn vers le nord (ce que l’on appelle désormais Basse-Navarre en France). Il faut se rappeler que cette invasion entraînera la disparition du seul royaume basque existant depuis 700 ans avec cette annexion (forcée même si les partisans de ce fait parleront plutôt d’union nécessaire), l’annexion définitive de la Navarre à l’Espagne (et à la France quelques 100 ans après, en 1620 sous le roi Louis XIII). L’Espagne, plus que la France, fut confrontée à la résistance de Navarrais mais aussi de leurs voisins basques, comme le montre l’exemple de deux chevaliers navarrais d’origine souletine, Don Carlos de Mauléon et Victor de Mauléon, combattant d’Amaiur et descendant à la 6ème génération de notre dernier vicomte souletin, Auger III de Mauléon en 1261-1307 que la pastorale Xiberoko Jauna de 2007 nous a rappelé avant les spectacles Herria de 2007 et 2008.

Mais pourquoi avoir besoin de rappeler ces évènements d’il y a 500 ans ? D’abord parce qu’un peuple qui oublie sa propre histoire comme sa propre langue est menacé de disparaitre dans ce grand mouvement qu’est l’uniformisation culturelle qu’imposent les Etats puissants aux autres.

Voir le parcours de l’histoire du royaume de Navarre par Joël Larroque à la conférence du 10 juil. 2012 à Mauléon

Voir la chronologie des événements de 1512-1522 par Anton Curutcharry

Chants populaires du Pays basque

Notre appel à ne pas laisser se perdre les archives privées commence à être entendu, et parfois loin de notre territoire. Mr Jean Pierre Loge, dont la famille est originaire de Barcus, mais qui habite en Normandie a fait don à notre association d’un exemplaire de Chants populaires du Pays basque de Jean Dominique Julien Sallaberry (1837-1903). Il s’agit d’un exemplaire de la première édition de 1870, signé de l’auteur.

Voir la présentation de l’ouvrage par Robert Elissondo

 

Version basque

Le décor sculpté de l’église de Ste-Engrâce

Eglise de Ste-EngrâceLa Soule fait exception dans le Pays basque nord pour la richesse de son patrimoine roman. En effet on compte dans les limites historiques de la province une douzaine d’églises en partie ou totalement romanes. Celle de Sainte-Engrâce est remarquable à plusieurs titres. Le visiteur est d’abord frappé par la majesté du site, l’étonnante harmonie entre les formes robustes de l’édifice, et les montagnes, les canyons, les longs versants boisés qui l’entourent et lui servent d’écrin. Ste Engrâce est remarquable également pour son histoire qui s’étend sur plus de mille ans. Mille ans de vie paisible marqués par le rythme des saisons et les déplacements des troupeaux. Mille ans aussi de prospérités et de décadences, de procès, de violences et d’invasions diverses. Sainte Engrâce c’est enfin son église avec un magnifique décor sculpté.

Voir l’article de Robert Elissondo

Le livre à travers les âges

Ikerzaleak a participé à la première édition de la Journée du livre à Mauléon, le 17 mars 2012, en présentant une exposition sur l’histoire du livre, ainsi qu’un choix de magnifiques ouvrages anciens issus de diverses collections privées. La Bibliothèque de la famille de Maytie est un des trésors méconnus du Patrimoine de la Soule. On peut y trouver un collection de livres précieux, du XVeme au XIXeme siècle.

Voir la présentation de la Bibliothèque de Maytie dans notre exposition

Bohémiens au Pays basque

Depuis plusieurs années Nicole Lougarot étudie l’histoire des Bohémiens en Pays-Basque. C’est une dimension de notre passé encore aujourd’hui largement occultée car pendant des siècles cette minorité a été victime de mépris et de persécutions. Pourtant cette population s’est peu à peu intégrée et elle a apporté beaucoup à la culture basque, particulièrement en Soule.
Nicole lougarot a présenté une première synthèse de ces recherches dans un petit livre  très documenté, Bohémiens paru aux éditions Gatuzain en 2009. Elle poursuit toujours son travail.
Voici la conclusion d’un article à paraître sur Les Bohémiens en Basse Navarre et en Soule d’après les actes d’état-civil et les documents administratifs.

« Il existait en Basse-Navarre et en Soule une communauté de Bohémiens tsiganes. Il ne s’agissait pas juste d’un groupe de Basques qui vivaient « comme des Bohémiens ». Leur mode de vie ressemblait en de nombreux points à celui d’autres groupes tsiganes d’Europe. Ils exerçaient les professions de tondeurs de mulets ou vanniers. Les femmes étaient mendiantes et vêtues de plusieurs jupons et jupes sous leur robe, même en été. Plusieurs groupes, installés dans des villages différents, vivaient en lien étroit sur la Basse –Navarre, la Navarre espagnole et la Soule et, bien qu’ils se soient parfois mêlés à la population basque par des mariages, l’endogamie (c’est-à-dire le mariage entre pairs), était plus importante.
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Nicole lougarot

Visite du nouveau Pôle de Bayonne des Archives départementales

En septembre 2010, notre association faisait don au département des registres de l’entreprise d’espadrille Cherbero qui nous avaient été cédés dans les années 1980. En visitant lundi 24 octobre dernier le nouveau pôle des Archives départementales à Bayonne nous avons pu découvrir comment ces documents étaient conservés.

Ceux qui s’imaginent les Archives comme un grenier poussiéreux encombré de vieux papiers, changeront totalement d’opinion en visitant le pôle d’Archives à Bayonne. Nous avons découvert un grand édifice, neuf, lumineux fonctionnel. La salle de recherches du public ouvre sur l’extérieur par de larges baies vitrées, et elle est dotée de nombreux ordinateurs. Nous avons été accueillis par Mme Banguio-Mendibil chef du pôle médiation culturelle et communication, et M. d’Alençon responsable du Pôle d’Archives de Bayonne et du Pays basque. Ce dernier nous a expliqué les raisons qui ont poussé le Conseil Général à créer ce nouveau site : la limite de capacité de conservation des Archives bientôt atteinte sur le site de Pau, la revendication des élus locaux que les documents concernant le Pays Basque soient conservés dans le territoire.

Mme Banguio-Mendibil a été ensuite notre guide dans les différentes salles et les réserves. Ces dernières constituent le cœur du bâtiment. On compte la capacité de rangement en kilomètres d’étagères. Sur 11 km disponibles à Bayonne, seuls 4 km sont pour l’instant occupés. Mais les salles se remplissent rapidement. Dans 20 ans on devrait atteindre les limites de la capacité du site. Ce ne sont pas seulement les Archives administratives qui sont conservées, mais aussi des archives communales. Plusieurs grandes communes du Pays basque sont partenaires du Pôle de Bayonne et du Pays basque et y ont déposé essentiellement leurs archives historiques : Bayonne, Biarritz, St Jn de Luz et aussi Mauléon-Licharre. Des particuliers peuvent confier leurs documents anciens, soit en les donnant au Département soit par un simple dépôt. Dans ce cas ils en restent propriétaires. Ils sont assurés de conditions de conservation optimales : des magasins à température et taux d’humidité constants ; des supports de rangement en carton ou en plastique spécifiques. Les documents sont triés, classés et pour certains numérisés. Les registres Cherbero entassés autrefois dans un hangar exposés à la pluie sont désormais protégés et accessibles aux chercheurs. Mme Banguio-Mendibil nous a montré un aperçu de la diversité des sources concernant la Soule conservées à Bayonne : registres de notaires dont certains datent du XVe siècle ; registres paroissiaux désormais consultables sur internet ; cartes et plans ; collection de cartes postales, et même des archives sonores Nous avons pu entendre un extrait la pastorale « Matalas » jouée à Paris en 1967.

Une visite très instructive, rendue agréable par l’excellent accueil qui nous a été fait. Nous sommes partis en regrettant que Bayonne ne soit pas plus proche de la Soule pour avoir la possibilité d’utiliser plus souvent un équipement d’une telle qualité.

Robert Elissondo

L’église de Larrau à travers les siècles

Vendredi 16 septembre à Larrau, devant un public peu nombreux, mais particulièrement intéressé, Valérie Steunou étudiante à l’université de Pau a présenté les résultats de son travail de Master sur le village et l’église St Jean Baptiste. Elle commence actuellement une thèse sur l’art gothique tardif dans les Pyrénées occidentales. Robert Elissondo a apporté quelques informations sur les chemins de Saint Jacques et leur réalité historique.
Voir le compte rendu de la conférence par Robert Elissondo

Charritte-de-Bas, une histoire de Chocolat

La fabrication du chocolat est une activité ancienne en Pays basque. Elle n’a pas été pratiquée seulement à Bayonne et sur la côte. Dans la première moitié du XXe siècle une petite chocolaterie s’est développée à de Charritte-de-Bas,  non loin de la centrale hydroélectrique sur le gave de Mauléon dont elle tirait son énergie. Les chocolats de Navarre puis les chocolats Orona ont réjoui bien des palais.
Voir l’article de Michèle Etchegoyen.

Une Hirondelle de Mauléon, Gaby Pascualena

Mauléon doit beaucoup aux Espagnols qui ont travaillé dans les usines d’espadrilles au tournant du XIXe et du XXe siècle. Parmi eux les Hirondelles. C’était le surnom français (en espagnol
Golondrinas et en basque Ainerak) des jeunes filles et femmes venant d’Aragon et de Navarre comme main d’œuvre saisonnière. Au cours de la conférence donnée à Gotein en septembre 2010 sur le thème hommes et aux femmes qui ont fait la Soule,  Joël Larroque a évoqué le souvenir d’une des sces ouvrières Gaby Pascualena qui fêtait ses 100 ans en 2000.

Voir son article

Joël Larroque

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