IKERZALEAK

Etude, promotion et sauvegarde du patrimoine de la province de Soule en Pays Basque, de la préhistoire à nos jours

La coupole hispano-mauresque de l’Hôpital-Saint-Blaise

L’église de l’Hôpital Saint Blaise s’élève au milieu d’un minuscule village entouré de bois. C’était à l’origine une halte sur un chemin qui reliait Oloron à la Basse Navarre par la Soule. Ce chemin était aussi utilisé par les chevaliers, les marchands, les migrants qui se rendaient en Espagne. La plupart étaient aussi des pèlerins qui faisaient halte dans les sanctuaires situés à proximité de leur chemin. La construction du monument a débuté vers 1148 et s’est achevée au début du XIIIème siècle.  C’est donc la plus tardive des églises romanes de Soule. Malgré sa petite taille elle est un témoignage précieux des influences artistiques qui se rencontraient sur les chemins entre la France et la péninsule ibérique. C’est ce qui a justifié son classement au Patrimoine mondial de l’humanité en 1998.

La coupole comme d’autres éléments architecturaux de l’église rappelle l’art de l’Espagne médiévale, une Espagne qui était alors divisée entre Islam et chrétienté. Le modèle original est une coupole de la Mosquée de Cordoue édifiée au Xème siècle. D’autres édifices ont copié ce modèle, d’abord des mosquées, puis des églises. Que pouvait évoquer pour ses bâtisseurs cette coupole ornée de huit arcs entrecroisés? Ils ne pensaient probablement ni à Cordoue ni à Saint-Jacques. Peut être s’agit-il d’une référence à Jérusalem et au Saint sépulcre. On y trouve aussi une coupole ouverte à son sommet. Les huit arcs évoqueraient la résurrection.

Robert Elissondo

Recherches au château-fort de Mauléon

Un ensemble d’études et de documents pour rassembler, compléter et préciser les connaissances historiques, archélologiques et architecturales sur le château-fort de Mauléon vient de commencer en ce début du mois de mars.

Mme Berdoy va procéder à des études historiques et archélogiques (inventaire de sources bibliographiques, observations archéologiques sur le bâti,…)

M. Lavigne procèdera à l’étude architecturale (relevé architectural et dimensionnel, identification et localisation des problèmes techniques et de problèmes architecturaux)

Ikerzaleak – RS

La Chapelle de l’Hôpital

Soucieux de la conservation du Patrimoine souletin, les membres de l’association et en particulier Mmes Michèle Etchegoyhen (présidente de l’association) et Christine de Fabrègues, en collaboration avec la ville de Mauléon, veillent à la préservation, la mise en valeur et à l’accessibilité de la chapelle de l’hôpital durant les travaux de modernisation de l’établissement mauléonais.

Le monument aux morts de Mauléon

En 1923, la commune de Mauléon inaugurait en grande pompe son monument aux morts, le plus important de la vallée.

Plusieurs centaines de donateurs ont contribué à la financer. Contrairement à beaucoup d’autres monuments aux morts, impersonnels, de facture médiocre, ou au message revanchard, il
nous émeut encore aujourd’hui par sa qualité et sa sincérité.

Son auteur, le sculpteur palois Ernest Gabard, était un rescapé de la Grande Guerre. Un grand père conduit son petit fils devant l’obélisque où sont gravés les noms de ceux qui sont tombés «  au champ d’honneur » entre 1914 et 1918. parmi ceux-ci, le nom du père. Son fils esquisse un geste de fierté, l’aieul marque encore son chagrin.  Avec simplicité et noblesse le monument exprime un aspect essentiel de l’esprit ancien combattant de l’époque : le deuil et le souvenir. Fait rare en Soule : le monument ne comporte pas de symbole chrétien.

L’obélisque est un symbole mortuaire laïque. Le sculpteur aurait créé ses personnages à partir de modèles réels.

R.E

Pour en savoir plus, voir un extrait de notre exposition : la Soule dans la guerre de 1914-1918.

Pierre Lhande (1877-1957)

Jésuite souletin et écrivain basque, co-fondateur de l’Académie de la langue basque Euskaltzaindia en 1919 dont il fut le premier secrétaire et collaborateur de la revue officielle Euskera en
1920.

Il fut aussi le co-auteur avec les abbés Aranart et Lafitte du Dictionnaire basque-français (1926) et de plus d’une vingtaine de romans en basque et français, comme d’essais sur son pays basque : Autour d’un foyer basque (1908), L’émigration basque (1910), réunis dans Le pays basque à vol d’oiseau (1925). Il est aussi biographe (de prêtres soldats de 1914-18,
du maréchal Foch entre autres) et auteur de multiples ouvrages religieux et sociaux.

  • Rédacteur de la célèbre et séculaire Revue des Etudes à Paris de 1924 à 1941, ce long séjour parisien lui permet de découvrir la pauvreté de la banlieue rouge qui lui inspire 3 études,  Le Christ dans la banlieue(1927), La banlieue verte (1929), La croix sur les fortifs (1931), ces livres sont couronnés par l’Académie française,il devient aussi un conférencier renommé de France en Belgique et Suisse de 1925 à 1930, ce qui lui donna l’occasion de faire de nombreux appels aux quêtes pour la construction de dispensaires, jardins d’enfants et écoles,
    près de 30 ans avant la célèbre fondation Emmaus-Abbé Pierre mais aussi pour des églises et des locaux de patronage en tant que missionnaire catholique
  • Pionnier de la prédication radiophonique sur Radio-Paris et Radio-Luxembourg de 1927 à 1934, ces premiers radio-sermons et émissions catholiques furent aussi des succés
    d’éditions dont les plus célèbres sont La lumière du monde (1927), L’Evangile par-dessus les toits (1934) et L’Evangile par-dessus les frontières (1934)
  • Voyageur visiteur des missions catholiques dans le monde dont il témoigne dans La France rayonnante, Argentine, Chili, Uruguay (1931), Madagascar, notre épopée
    missionnaire (1932), L’Inde sacrée (1934) dont il retire aussi un premier film-documentaire du même nom en 1935. Dans les vingt dernières années de sa vie, la maladie le contraignit à la retraite. R.E.

Joël Larroque

Une exposition sur l’artisanat du bois

L’exposition « Artisanat » du bois » préparée par Denis Cassard et Gilbert Escovar a connu un franc succés lors de sa première présention lors des Journées du Patrimoine 2007.

Elle sera présentée d’ici la fin de l’année à la Maison du Patrimoine (ici un tour à bois à pédale de 1840)

La collection Boucher

Dominique Ebrad a bouclé l’inventaire de la collection de recherche de Pierre Boucher en 2007.

Actuellement un laboratoire spécialisé procède à la datation C14 de certaines pièces.

Dès que cette opération, financée par la Communauté des Communes « Xiberoa », sera terminée une équipe d’Ikerzaleak préparera des expositions thématiques : les grottes, les dolmens, les premiers éleveurs …

La première exposition sur la préhistoire du Pays de Soule, présentée dans la hall de la mairie de Mauléon au mois de juillet et août 2007, a été consacrée à la présentation des principaux éléments de la collection et à rendre hommage à Pierre Boucher.

La chapelle de Berraute à la fin du XIXème siècle

Au milieu du cimetière de Mauléon on peut encore voir aujourd’hui la chapelle de Berraute, vestige de ce qui fut l’ancienne église paroissiale. C’était peut être à l’origine, un relai sur le chemin qui reliait le Béarn à la Navarre en passant par la Soule.

Possession des hospitaliers peut être depuis le XIIIème siècle, puis de l’ordre de Malte. Au XVIIème siècle, on trouve la mention d’une commanderie « Saint Blaise des Monts » qui est en fait un autre nom pour la commanderie de Berraute. A côté de l’église se trouvait l’hospice devenu plus tard l’hôpital général Saint Louis en 1715, puis l’hôpital de Mauléon.

Comme on peut le voir sur la photo, le bâtiment est déjà très dégradé à la fin du XIXème siècle. Il est démoli en 1910, à l’exception du choeur. Ce bâtiment attend encore aujourd’hui une affectation définitive.

Robert Elissondo

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