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Etude, promotion et sauvegarde du patrimoine de la province de Soule en Pays Basque, de la préhistoire à nos jours

Résultat de Recherche pour “barcus

Que savons-nous de Benat Mardo ?

Hélas ! la poésie de cet improvisateur extraordinaire a été malheureusement perdue, ce qui désole Chaho, exagérant en déclarant que « 20 volumes ne contiendraient pas ses œuvres s’il avait eu un sténographe avec lui dans les séances poétiques qu’il donnait en toute occasion » (selon son livre Biarritz, 1855, chapitre Les Bardes p.155), toutes ces oeuvres étant perdues parce que non publiées et seulement confiées à la mémoire de ses auditeurs (selon( Chants Populaires du Pays Basque , Sallaberry, 1870) Sallaberry, dans son livre Chants populaires du Pays Basque, 1870, p.409).

Mais ce n’est qu’en cet été 2012 que Joël Larroque trouve plus de renseignements sur la situation familiale et professionnelle de Beñat MARDO grâce à la mise en ligne internet des registres paroissiaux par les Archives Départementales des Pyrénées Atlantiques.

Voir son article

Chants populaires du Pays basque

Notre appel à ne pas laisser se perdre les archives privées commence à être entendu, et parfois loin de notre territoire. Mr Jean Pierre Loge, dont la famille est originaire de Barcus, mais qui habite en Normandie a fait don à notre association d’un exemplaire de Chants populaires du Pays basque de Jean Dominique Julien Sallaberry (1837-1903). Il s’agit d’un exemplaire de la première édition de 1870, signé de l’auteur.

Voir la présentation de l’ouvrage par Robert Elissondo

 

Version basque

La Soule « française ». Les années de cendre et de sang (XVe-XVIIe siècle)

A la suite de péripéties complexes, la Soule est définitivement réunie au domaine du roi de France en 1512. C’est la plus petite province du royaume, la plus éloignée du centre du pouvoir. Elle est entourée du royaume de Navarre et du Béarn qui étaient alors indépendants. Bien qu’elle comporte plus de cinquante villages et bourgs, elle reste faiblement peuplée : pas plus de 4000 habitants. La seule ville de la vallée, Mauléon, ne dépasse pas 350 habitants. Les famines et les épidémies frappent régulièrement. Au milieu du XVIème siècle, on se souvenait encore de la peste qui avait ravagé Mauléon et ses environs en 1463.

La Soule province frontière, subit les contrecoups de tous les conflits qui agitent le nord de l’Espagne et le sud de la France pendant plus d’un siècle. Les luttes entre les clans nobiliaires du royaume de Navarre à la fin du XVe siècle entraînent un certain nombre de violences. La chanson et la stèle de Berterreche en sont aujourd’hui encore d’émouvants témoignages. Mauléon et la Soule sont envahis à la fin de l’année 1523 par une puissante armée espagnole. Le roi de France et la famille d’Albret propriétaire de la couronne de Navarre et du Béarn s’affrontaient alors l’Espagne.

Dans la deuxième moitié du XVIe siècle les guerres de religion ont des conséquences dramatiques. Mauléon est une des premières villes du sud ouest où on signale la présence de « luthériens ». Ils sont nobles, marchands, hommes de loi. Ils sont l’objet d’une répression très dure de la part des autorités. En mars 1568, une émeute populaire s’en prend aux protestants de Mauléon et de Montory. Mais ceux ci ont un puissant allié en la personne de Jeanne d’Albret reine de Navarre, protestante convaincue. Elle tente de convertir ses sujets Béarnais et Navarrais. Elle envoie une puissante armée contre ses sujets révoltés.
La Soule comme le Béarn ou la Gascogne est victime du passage des troupes. Mauléon et la plupart des villages environnants sont incendiés. Le peuple se réfugie dans les montagnes. Les années 1568-1569 sont certainement les plus violentes de l’histoire de notre petite province.

La Soule déchirée par le conflit religieux, est restée très majoritairement catholique. L’évêque d’Oloron et son chapitre se réfugient à Mauléon pendant 40 ans. Des villages comme Barcus ou Tardets, des familles nobles comme les Luxe ou les Maytie animent la résistance du parti catholique. Une légende raconte que Pierre de Maytie aurait démoli de ses mains la chaire ou prêchait un évêque gagné aux idées de la Réforme. Son fils Arnaud de Maytie devenu évêque d’Oloron lutte avec énergie pour le rétablissement du culte catholique.

charte Henri IV

Confirmation de privilèges par Henri IV aux habitants de Moncayolle

Pendant ces temps troublés la Soule apparaît comme une province relativement rebelle à l’autorité. Les « émotions » et révoltes populaires sont nombreuses. Elles éclatent à l’annonce de nouveaux impôts. On en signale en 1539, 1631 ou 1646. La plus importante a lieu en 1661 : plusieurs centaines de villageois dirigés par le curé de Moncayolle surnommé Matalas, prennent les armes, tiennent le pays pendant trois mois avant d’être écrasés par une armée royale. Cette révolte sans lendemain est cependant restée dans la mémoire des Souletins jusqu’à aujourd’hui.

R.E

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Entre l’empire romain et le Moyen Age

A la fin de l’antiquité et au début du Moyen Age, les civilisations urbaines, les grands états se succèdent autour de la Méditerranée. Le pays qui est aujourd’hui la Soule n’est que très rarement évoqué dans les textes. Les Sybillates soumis par César au milieu du 1° siècle avant J.C. Sont ils les ancêtres des Souletins? La ressemblance des noms peut le laisser penser mais il n’y a pas de preuve. La Soule semble avoir été peu romanisée. Ce n’est pas que ses habitants aient vraiment résisté. Mais la petite vallée ne possédait aucun des éléments qui aurait permis à la civilisation romaine de s’affirmer : la route, la ville et le grand domaine rural. La seule marque d’influence romaine en Soule est l’autel votif de la Madeleine.

Autel romain de la Madeleine IIIe siècle

L’archéologie n’apporte que peu d’éléments d’informations sur le quotidien de habitants de ces siècles qui entourent le début de notre ère.
Pourtant nos paysages portent encore des traces très visibles de leur passage : des dizaines d’enceintes fortifiées. Ils témoignent d’une civilisation matérielle très simple et d’un mode de vie dominée par l’élevage transhumant. Les découvertes monétaires, en particulier le trésor de Barcus témoignent d’une économie d’échanges qui relie la Soule au nord de l’Espagne et au reste de l’empire romain.

La Soule entre véritablement dans l’histoire au cours du VIIe siècle. Une chronique franque signale qu’en 637-638 une armée aux ordres du roi Dagobert est prise en embuscade et détruite par les Basques dans le « vallis subola ». Des armes et des pièces de métal réemployées trouvées en montagne, sont très probablement des preuves archéologiques de cette bataille.

pointe lance

pointe de lance trouvée à Sainte-Engrâce

La Soule fait partie à l’époque de la « wasconia », territoire aux limites imprécises, a cheval sur les deux versants des Pyrénées qui tire son nom des « vascons », un peuple qui avait cohabité avec les Romains, dans l’actuel haut Aragon et la région de Pampelune. Ces Vascons causent bien des difficultés au royaume franc jusqu’à la défaite de Charlemagne en 778 et même après. On ne sait peu de choses sur eux. Il est probable que  des groupes issus des migrations germaniques se sont mêlées à la population locale. Les Vascons entretiennent des échanges actifs  avec l’Espagne comme le montre la découverte de 5 pièces wisigothiques à Mauléon. Ils donneront plus tard leur nom aux « Basques » et aux « Gascons ».

R.E.

Pour aller plus loin :

Le blog dédié aux enceintes fortifiées en Soule

L’article de Robert Elissondo : avons-nous des ancêtres goths?

Suite : la vicomté de Soule du XIe au XIIIe siècle

La Révolution et le premier XIXe siècle

Grâce au docteur Larrieu les cahiers de doléances des villages de Soule de 1789 ont été publiés. On y comprend que les idées des Lumières se sont diffusées jusque dans cette province éloignée. On y lit surtout un fort attachement aux libertés locales. Mais que pèsent les 25000 souletins et leurs représentants dans les bouleversements que vit la France à partir de 1789 ? La révolution abolit les privilèges ; les libertés des Souletins disparaissent sans bruit. Quelques années plus tard, ils subissent une réorganisation de l’État décidée loin de chez eux. Même si dans le nouveau département des Basses-Pyrénées, Mauléon est Sous-préfecture pour tout le Pays basque intérieur (jusqu’en 1926), c’est à Pau désormais que se prennent les décisions au niveau local. C’est là que réside le préfet, tout puissant représentant de l’État à partir du gouvernement de Napoléon Bonaparte. Dans ces années troublées, l’ancienne province est peu touchée par les violences : quelques dizaines de suspects et d’émigrés, une seule victime de la Terreur. Les rumeurs de guerre, le passage de représentants en mission sèment l’inquiétude comme le montre la curieuse inscription à la porte d’entrée de l’église d’Ossas, mais les armées stationnent plus à l’ouest. L’État réclame des hommes pour servir sous les drapeaux. Le refus du service militaire s’organise. Comme dans le reste du Pays Basque l’insoumission reste massive pendant une grande partie du XIXe siècle.

La vie politique est devenue bien monotone au début de XIXe siècle. Le peuple n’a plus la parole et ce sont les notables qui dominent : grands propriétaires, serviteurs de l’État, représentant des vieilles familles aristocratiques que la Révolution a généralement épargné. Comme dans beaucoup de régions, l’action de ces personnalités associe service de l’État, respect de l’ordre établi et restauration du catholicisme. Toutefois la tradition contestatrice ne disparaît pas. Le meilleur représentant en est le poète Pierre Topet Etxahun (1782 1862) qui dans ses vers critique durement les notables de son village : Barcus. Cet esprit rebelle se manifeste lors des « émotions populaires » qui précèdent et accompagnent la Révolution de 1848. L’écrivain romantique Augustin Chaho né à Tardets (1811 1858) se fait le défenseur du peuple au Conseil Général et dans ses publications.  A la fin du XIXe siècle, beaucoup de villages ont leur minorité « rouge » républicaine et anticléricale opposée à la majorité « blanche » conservatrice et catholique.

Tardets Viollet le Duc

Entrée de Tardets dessinée en 1833 par Eugène Viollet-le-Duc

L’économie traditionnelle ne connaît guère d’évolution. La Soule coupée de ses relations traditionnelles avec l’Espagne par une frontière de plus en plus surveillée, et très mal reliée au reste de la France, végète. Mauléon réunie à Licharre en 1841 n’arrive pas à dépasser les 1500 habitants. En 1855, le choléra y fait des ravages. Barcus dépasse les 2000 habitants au milieu du siècle, Larrau et Sainte Engrâce les 1000. Dans ces villages surpeuplés où même les versants de collines les plus ingrats sont mis en culture, la misère est un spectacle courant et les pauvres ont faim.

Mais à cette date une autre révolution silencieuse a commencé qui a contribué à éviter l’explosion sociale. A partir de 1840 des hommes et des femmes sont de plus en plus nombreux à quitter leurs villages. Comme dans le reste du Pays basque intérieur, en Béarn et en Bigorre, ceEmigrants Ponts migrants ne vont pas en France, mais pour l’essentiel en Amérique. L’Argentine, l’Uruguay en ont accueilli le plus grand nombre au XIXe siècle. L’ouest des États Unis devient une destination importante au XXe siècle. On peut estimer à plus de 10 000 le nombre de Souletins expatriés jusqu’en 1914. Cette vaste migration a été présentée comme une belle aventure pleine d’argent et de succès. Un certain nombre de Souletins sont en effet revenus riches au pays natal tel Léon Uthurburu de Barcus. Mais pour la plupart le grand voyage est un déchirement, suivi d’années de solitude et de vie difficile.

La population commence à diminuer du fait de l’émigration, mais le principal bouleversement dans les villages est le recul et parfois la disparition des catégories sociales les plus modestes : les paysans sans terre, les tisserands les charbonniers et les employés des forges peu à peu ruinés par l’arrivée des produits de la grande industrie, les colporteurs et marchands ambulants Les villages sont désormais peuplés majoritairement de familles de paysans petits et moyens propriétaires, dirigés par quelques familles de notables et le curé.

R.E.

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Occupation et Résistance 1940-1944

Après la défaite de 1940, la Soule comme beaucoup d’autres régions de France doit vivre avec la pénurie, l’inquiétude sur le sort des prisonniers de guerre, l’arrivée de réfugiés venus de Lorraine. La vallée devient une zone de passage pour tous ceux qui veulent fuir l’Europe occupée. Dès la fin de 1940, des ouvriers, des commerçants des paysans et des bergers deviennent passeurs. Peu à peu ce sont de véritables réseaux qui se constituent : plusieurs milliers de combattants de la France Libre, d’aviateurs, de Juifs leur doivent la liberté.

Mauléon et Tardets se retrouvent dans la zone non occupée et sous l’autorité du régime de l’État français. Dans les premières années celui ci peut compter sur l’appui des notables de la région. Ceux-ci regardent avec méfiance la population ouvrière de Mauléon d’origine espagnole. A la fin de 1942 c’est l’occupation directe par les forces allemandes et avec elle l’atmosphère se tend. Les habitants doivent s’habituer à la présence de soldats qui défilent dans les rues de Mauléon, logent dans un hôtel et une partie du collège catholique. A Tardets la garnison est forte de plusieurs dizaines d’hommes : douaniers, gendarmes, agents de la gestapo. La répression contre les passeurs, les militants politiques, les premiers actes de résistance devient brutale.

La résistance peu à peu s’organise. Elle regroupe des personnes d’origine très diverses : militants ouvriers et syndicalistes, notables patriotes qui ont cessé de croire en Pétain, paysans, réfugiés. On peut citer le syndicaliste Jean Pierre Hégoburu, l’instituteur Jean Pierre Champo, les abbés Lacoste et Ithurbide, Clément de Jaureguiberry et l’industriel Pierre Béguerie. Deux organisations se constituent : l’une dépend de l’Armée secrète, l’autre plus militarisée, du Corps-franc Pommiès. Des divergences les opposent sur les moyens de participer à la libération. Mais chacune y contribue. Les forces allemandes sont malmenées, les accrochages tournent parfois à des opérations de grande ampleur. Le 11 août 1944 cinquante soldats allemands sont capturés à Mauléon, le 25 août 1944 c’est toute la garnison de Tardets qui doit se rendre : 150 hommes fortement armés. La population civile a parfois payé chèrement la libération. Le 27 juin L’Hôpital saint Blaise est victime d’une rafle. Le bourg de Barcus est encerclé à son tour le 10 juillet. Mauléon est bombardée le 12 août.
Plusieurs dizaines de personnes meurent fusillées ou en déportation. Mauléon a gagné sa croix de guerre 1939-1945. Mais c’est la Soule toute entière avec ses passeurs, ses maquisards, les hommes et les femmes qui les ont aidés, ses martyrs, qui l’aurait méritée.

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Défilé des maquis de Soule aux Allées de Mauléon, le  25 août 1944

R.E.

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Mémoires de la Soule

Comment les habitants de la plus petite province du Pays Basque ont-ils vécu la Première Guerre mondiale ? Ce sujet a mobilisé notre association pendant presque deux ans. Notre recherche à abouti à une exposition. Elle nous a permis de réunir une très importante documentation, constituée majoritairement d’ archives privées : lettres journaux, objets, mémoire familiale. Cet ouvrage
présente plusieurs dizaines de ces documents, inédits pour la plupart. Leur lecture confirme que la guerre de 14 a été vécue par la plupart des contemporains comme une tragédie, que ce soit au front ou à l’intérieur du Pays Basque.

Voir un extrait de l’ouvrage : à la recherche d’un grand père disparu. Article de Marie-Jo Mujica

Livre de 142 pages – 15 €
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Plan du livre

Articles

A la recherche d’un grand père disparu. Marie José Mujica
Simon Hastoy, un soldat ordinaire. Robert Elissondo
La Soule terre-frontière pendant la guerre de 1914-1918. Robert Elissondo
Comment devient-on Basque Français ?  Robert Elissondo
Nous avons vécu avec les blessés et les mutilés de la Grande Guerre.  Pierre Paul Dalgalarrondo

Documents

Extraits de journaux de guerre : Charles de Menditte ; Jean Etcheverry ; Gustave Capdevielle  etc
Lettres : Simon Hastoy ; Carlos Diez ; Pierre Hegoburu  etc

Presse

Journal de tranchée du 142ème R.I. ; Bulletin paroissial de Mauléon : l’annonce de l’armistice etc

Littérature d’hommage

La mort de Louis Veisse racontée par Henri Heugas. Tombes basques et béarnaises de Georges Sabatier. Mort pour la France de Clément de Jauréguiberry.

Textes en vers

Extrait des boueux de J. Giguet. Chant bilingue de L. Ligueix. « Koblak” de Jean-Baptiste Borthiry Sala.

Mémoire familiale

Témoignages de Mme. J. de Barcus ;  de J. O. de Sauguis, de Jean Bortiri de Larrau etc

Sources.  Bibliographie

Autres ressources

Ouvrages intéressant l’histoire de la Soule dans « Gallica »

Le site Gallica est une émanation de la Bibliothèque Nationale de France. Il propose un accès gratuit à plus de 90 000 ouvrages entièrement numérisés. Pour la connaissance du passé et du patrimoine de la Soule il propose des ressources d’une surprenante richesse.

Sociétés savantes du XIX°ème

Les bulletins de plusieurs revues savantes ont été entièrement numérisés. Ils témoignent de l’importance du travail des érudits locaux du XIXème siècle.

Revue de Béarn Navarre et Lannes

Les capitaines châtelains de Mauléon de Jean de Jaurgain Tome 2 : 1884 ; Tome 3 : 1885

Etudes historiques et religieuses du Diocèse de Bayonne

Les paroisses du Pays basque au XVIIIème siècle et pendant la période révolutionnaire du chanoine P. Haristoy. Introduction dans le tome 1

Bulletin de la Société des Sciences lettres et arts de Pau

La commanderie et l’hôpital D’ordiarp par le chanoine V. Dubarat.

Cahiers de doléances des communautés de Soule publiés par le docteur Larrieu.

Jacques de Béla : biographie, extraits de ses oeuvres Par G. Clément Simon.

Récit d’une révolte antifiscale en Soule en 1631Tome 31 année 1903 p. 183

Autres

Coustumes générales du pays et vicomté de Sole Publiées à Bordeaux en 1576

Journal de Pierris de Casalivetery, notaire royal de Mauléon de Soule : (texte gascon) / publié et annoté pour la Société historique de Gascogne par Jean de Jaurgain,..

Histoire de Bearn et Navarre par Nicolas de Bordenave (1530?-1601 ; historiographe)
publié pour la première fois, sur le manuscrit. original pour la Société de l’histoire de France par Paul Raymond. Paris : Vve J. Renouard, 1873

Bulletin de la Société de Borda 1879

E. TAILLEBOIS. – Le Trésor de Barcus

Récits de voyage du XIXème siècle

Voyage de Bayonne aux Eaux-bonnes et aux Eaux-chaudes, en passant par la Basse-Navarre et la Soulepar Jean François de Samazeuilh .Bayonne : impr. de Vve Lamaignère, 1858.  244 p. ; in-18

Bearn and the Pyrenees : a legendary tour to the country of Henri Quatre
:  par Louisa Costello (1799-1870). London : R. Bentley, 1844; 2 vol. : ill. ; in-8.

Les Pyrénées françaises
par Paul Perret ; ill. de E. Sadoux.  Paris : H. Oudin, 1881-1884. 3 vol.

Les loisirs d’un étranger au pays basque de Wentworth Webster.  E. Bertrand, Chalons sur Marne 1901

Documents divers

Description des gîtes de minerais et des bouches à feu de la France par M. le baron De Dietrich. Publié à Paris chez Didot, fils aîné : Cuchet ; Strasbourg : Treuttel, 1786-1800. 3 vol. Voir tome 1 p. 447 et suivantes : description des minerais et forges de Soule et de Basse Navarre.

Autres ressources sur internet: études historiques

La Soule à l’époque d’Arnaud d’Oihenart

Une intéressante étude sur la société souletine au XVIIème siècle à partir des archives notariales par Anne Zink.
http://www.euskaltzaindia.net/dok/ikerbilduma/31730.pdf

L’église de Larrau

Le résumé du mémoire de master de Valérie Stenou. Une étude érudite sur l’église Saint-Jean-Baptiste, son histoire et son style. L’article tente une explication du développement du village au Moyen-Age.

http://www.euskonews.com/0524zbk/gaia52404fr.html

L’industrie sandalière en Roussillon et en Soule de la fin du XIXe à la fin du XXe siècle.

Un article de Nathalie Cabanas, qui reprend son travail de Master.

http://www.aphpo.fr/articles/article-activite-sandaliere.html

La Soule dans l’encyclopédie Auñamendi

le territoire, la langue, la culture, l’histoire, les monuments, l’économie. Une grande richesse de documents. Pour la partie histoire une information de grande qualité. En espagnol.
http://www.euskomedia.org/aunamendi/14805

Nos thèmes de recherche

La préhistoire

Il n’y a pas de site préhistorique mondialement connu en Soule. Mais les vestiges sont très nombreux : une cinquantaine de sites d’habitat, une dizaine de grottes sépulcrales, des grottes ornées, des dolmens, une quinzaine de camps protohistoriques. Pierre Boucher un des fondateurs de notre association a consacré sa vie à fouiller, étudier, protéger ces sites. Il a réuni une importante collection d’objets qui ont été légués à la commune de Mauléon, à la Communauté de Communes de Soule, au Syndicat de Soule.
Voir :

Dominique Ebrard et Philippe Allard ont commencé un inventaire des enceintes fortifiées de la Soule dans un blog. Ce site enrichi de nombreuses photos se veut collaboratif

Voir le site enceintes de Soule

Patrimoine civil et religieux du Moyen Age et de l’Ancien Régime

Durant cette longue période la Soule a changé plusieurs fois de seigneur et de souverain. La fin du Moyen-Age, la Renaissance, le XVIIème siècle sont les périodes les plus troublées de son histoire. L’héritage monumental de ces siècles est remarquable : églises romanes, châteaux, retables baroques. Notre association contribue à la mise en valeur du château fort de Mauléon. Elle a réalisé une exposition sur les chemins de Saint-Jacques, les retables baroques.
Voir :

Le passé artisanal et industriel

Jusqu’au XXème siècle la Soule vit d’abord de l’activité agro-pastorale. Mais il existe de nombreux métiers liés au travail du bois, du textile ou du métal. A partir du milieu du XIXème siècle, Mauléon entre de plain-pied dans l’ère industrielle. Notre association a contribué à préserver la mémoire de l’industrie de l’espadrille.
Voir :

Le patrimoine rural

Tout voyageur qui traverse notre province est frappé par la beauté des constructions rurales : maisons, granges, moulins, lavoirs. Riches de symboles et de savoirs-faires ce petit patrimoine continue à être preservé avec soin par les habitants.
Voir :

La vie quotidienne d’autrefois

Les cartes postales du début du XXe siècle, les témoignages de noms anciens nous évoquent un passé proche et lointain tout à la fois. Pas de nostalgie dans notre curiosité : la vie de nos ancêtres était rude. Mais sa découverte nous offre bien des surprises et peut être aussi des leçons pour aujourd’hui.
Voir :

L’école

Guerres, Occupation, Résistance

Bien qu’éloignée des grands champs de bataille, notre petite vallée a été touchée par les drames du XXe siècle. Notre association s’investit pleinement dans les manifestations qui accompagnent le centenaire de la Première Guerre mondiale.
Voir :

Des personnalités remarquables

Pierre Topet Etxahun (1786 – 1862)

Au congrès de la tradition basque en 1897, Charles Bordes évoque ce personnage : « improvisateur digne du nom de poète, assez mauvais sujet, a composé des centaines de chansons satiriques. J’ai nommé Topet Etxahun de Barcus, célèbre dans toutes les auberges du Pays basque… et même au tribunal de Saint Palais ».

Poète populaire donc à l’état brut. Si les bourgeois l’ont ignoré, le peuple a transmis ses chansons jusqu’à nous. Il y a la légende: écrits du père Lhande en 1923, de l’abbé Picochet. la pastorale de 1953 s’est inspirée de ces écrits et de la mémoire populaire souvent infidèle.

Il faudra attendre la remarquable thèse de Jean Haritschellar en 1968 pour mieux connaître la réalité.

Vous allez de Barcus à la Madeleine et à Tardets. Quelques kilomètres, un pont à gauche et une rude montée. Un kilomètre plus haut une plaque. Ici à gauche était la maison de Pierre Topet : Etxahunia ( la bonne maison).

A écouter ses longs et superbes poèmes autobiographiques, il fut un malheureux, un maudit, mal aimé de toute sa famille « Amak idor bihotza bai eta thitia » «mère au coeur sec, et le sein aussi ». Traité comme un « bastart » (batard en béarnais), forcé à travailler durement malgré sa faiblesse. On l’obligea à quitter celle qu’il aimait sous la menace de le déshériter. Bref, le malheureux des
malheureux!

Il eut une vie tumultueuse, désordonnée, violente : un mariage forcé ; un coup de hache ; un coup de fusil ; une affaire de faux louis ; la grange de son ennemie brûlée ; les tribunaux de Saint Palais et de Pau : la prison ; le faux testament ; les fuites ; les pèlerinages ; une vieillesse errante.

A côté de ses longues élégies, il a produit des chants ironiques, satiriques. Son esprit plein de finesse y envoie son venin. Mais il y a parfois de la gentillesse.

La grande obsession de sa vie : être un personnage important un « primu » (héritier), maître d’une maison, propriétaire respecté.

En 1953 Lohidoy fut le « sujet » (rôle principal) de la pastorale consacrée à Etxahun. J’aimais beaucoup : « un sauvage chanté par un « sauvage ».
J’entends par « sauvages » ces fleurs qui poussent dans les champs et dans les bois, sans soin, et qui sont si belles miraculeusement.

Un grand poète paysan chantant pour son peuple.

Le paysage que pouvait voir de chez lui Pierre Topet Etxahun.

Pour aller plus loin

Etxahun Barkoxe du poète populaire au mythe littéraire de Jean Casenave

http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/06/54/89/PDF/Etxahun-Barkoxe.pdf

Les poèmes de topet Etxahun en texte intégral dans le site Bertso eta olerkien hemeroteka (en basque uniquement)

http://urkiza.armiarma.com/cgi-bin/urkiza/EBMODEGI.pl?Letra=T&Egile=6131

P.P. Dalgalarrondo

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